18 novembre / Vertières : Moïse Jean Charles a fait échec au président Jovenel Moïse

Moïse Jean Charles de l’opposition.

Le 18 novembre 2018 marque la 215ème année de la bataille de Vertières. Une date où le président Jovenel Moïse devait se diriger vers le Cap-Haitien pour le Te Deum traditionnel. Malheureusement, le chef de l’État avait décidé d’annuler sa participation à la cérémonie qui devait avoir lieu à Vertières. Une victoire pour le leader de Pitit Dessalines selon nombreux.

L’actuel président du sénat de la république, Joseph Lambert, qualifie de « sage, astucieuse » la décision du locataire du Palais National, Jovenel Moïse. Laquelle décision prise à la veille du 18 novembre, qui a confirmé son absence au déroulement de la cérémonie symbolique en mémoire des héros de l’indépendance. Une cérémonie qui a dû être débutée à la Cathédrale du Cap, pour se terminer sur la place Vertières, ce matin.

Jean-Henry Céant, le premier ministre haïtien tente de défendre la position du natif du Trou-du-Nord, Jovenel Moïse. Il a fait croire que ce n’est pas pour la première fois qu’un président ne s’est pas rendu à Vertières. Et ce ne serait pas un fardeau, aurait-il déclaré.

Pourtant très attendu, le président de 50 ans a surpris beaucoup de personnes par ce geste. Certains acteurs politiques ont même avancé que Jovenel Moïse n’est pas digne d’être le premier homme de la nation. Ils l’ont également jugé « d’immature » suite à sa sortie ratée qui prouve que réellement il ne gouverne plus le pays, bouleversé et fragmenté. Or, selon l’article 136 de la constitution haïtienne, c’est lui qui est chargé de diriger tout le territoire.

C’est une véritable scission que vit Haïti depuis environ une semaine. Déjà le 11 novembre écoulé, étonnamment, le leader de Pitit Dessalines, Moïse Jean-Charles, avait remplacé le drapeau officiel bleu et rouge par le noir et rouge. Il a fait croire que le premier se réfère aux colons. Ceux que ont maltraité, torturés, martyrisé nos ancêtres pendant des années. Tandis qu’on a été à quelques jours de la commémoration du 215ème anniversaire de la bataille de Vertières.

Apparemment trop fort, aujourd’hui encore, Moïse Jean Charles, l’opposant farouche de ce régime, a gagné un sacré pari contre les Tèt Kaletistes. En lieu et place du chef de l’exécutif, Jovenel Moïse, c’est Moïse Jean Charles a prononcé son discours en la circonstance ».

« Je n’ai jamais vu un dirigeant politique avec une telle conviction », a déclaré John Wesley Delva dans un texte qu’il a publié aujourd’hui. Celui-ci est un jeune, ancien journaliste de la Radio Télévision Caraïbes (RTVC), vivant actuellement au Canada.

À l’issue de cette journée de manifestation, ce 18 novembre, l’ancien sénateur du Nord n’a pas caché sa joie. « Nous sommes contents de voir des capois à l’oeuvre contre ce système. Hisser le drapeau noir et rouge, c’est mettre fin au régime en place », a-t-il martelé. « N’importe qui ne peut pas parler ici, c’est un lieu sacré. Voilà pourquoi nous lançons cet ultimatum à Jovenel Moïse de ne pas pouvoir y réaliser aucune activité en ce jour », a soutenu l’ancien député de Milot.

Instrumentalisation ?

Bref, s’il est vrai que le 17 octobre dernier a été dominé par les Petrochallengers. Ce 18 novembre c’est l’opposition qui a triomphé. Selon plus d’un, le procès Petrocaribe risque d’être enterré, voire ne plus avoir lieu avec ce nouveau processus entamé, qu’est le départ de Jovenel Moïse. En tout cas, on en est pas encore là.

Crédit photo : Google

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