Que la jeunesse soit Fanelisée

Fanel Delva

Haïtien engagé. Journaliste de grande renommée et de conscience. Rares sont ceux qui voient le bonheur des autres. Malgré tout, il y a sans doute un dernier dans cette génération qui se fait motivateur de cette jeunesse désespérée et désorientée.

Il y a quelques semaines, Fanel Delva a fait une publication qui n’a pas été vue de bon oeil par nombreux. Dans son texte, il a invité les jeunes à fuir le pays autant que cela dépend d’eux. N’est-il plus patriote pour cela?

Ce jeune journaliste a fait ses études classiques en Haïti. Après avoir décroché un diplôme en journalisme et autres disciplines, il investit le marché professionnel.

Savez-vous ce que veut dire étudier en Haïti, quand on n’a même pas accès à de l’eau chaude, voire un plat chaud? Avez-vous une idée de ce que ça veut dire étudier, même lorsque les priorités ne sont pas prises en considération? Chaque haïtien issu de la classe dominée peut en témoigner. Soyez fiers de vous, vous qui avez mis du temps à vous former à l’école.

Honnêtement, Fanel a travaillé dans plusieurs médias en Haïti. Jusqu’à aujourd’hui il bosse à Radio Télé Caraïbes. Il est certaines fois exploité, mal compris de par sa lignée. N’était-ce pas son intérêt pour la génératiom future qui le pousserait à se mettre au service du pays?

Fanel Delva, journaliste rédacteur du journal 19-20 à la RTVC exhorte la jeunesse à aller voir ailleurs. Ce qui a mis le feu aux poudres. Depuis, des hypocrites et vendeurs de pays cherchent à combattre sa thèse. Ces derniers mentent comme ils respirent. Ils veulent faire croire aux dirigés qu’un changement se produira, même si les dirigeants sont des incompétents. Jamais un être humain n’a été aussi conscient comme Fanel Delva.

Voulez-vous vivre là où même l’ex-président d’un pays traite la nation de « Kaka santi »? Pourquoi ne pas aller voir ailleurs, alors que « lopital jeneral pa gen ekipman epi nap gaspiye lajan nan kanaval »? Voulez-vous rester dans un pays où des professeurs, policiers, médecins ne sont pas assez payés pour pouvoir prendre soin de leur famille? Souhaitez-vous sérieusement vivre là où des journalistes rampent pour des intérêts personnels, et cachent la vérité? Des remises en question que fait le Port-au-Princien quotidiennement à travers ses écrits.

Bref, quand votre conscience est absente, pensez à Fanel Delva. Un appel à la Fanelisation. Ceux qui peuvent rester et lutter, faites-le. Mais, si après tant de luttes, rien ne va, tentez ailleurs.

Ce texte a été publié le 16 février 2018.

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Lubin dit :

    Bien dit! Laisser le pays n’est pas un acte de lâcheté. Puisque battre en retraite n’a jamais été un acte de lâcheté pour ceux qui voient plus loin et savent profiter des opportunités, c’est un acte de sagesse, une stratégie pour vaincre.
    Reculer n’est pas déserter ni abandonner, c’est plutôt prendre son souffle pour mieux aborder la réalité afin de mieux relancer l’assaut.
    Ce dont nous devons avoir peur c’est de ne rien faire pour changer la situation existante de ce pays.

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    1. Je suis complètement d’accord avec toi Lubin. Tu as tout dit à travers tes quelques lignes.

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